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Dans un contexte économique difficile où le système de soins français fait l’objet de nombreux débats et projets de réforme, la Fédération hospitalière de France (FHF) publie pour la deuxième année consécutive son Observatoire de l’égalité d’accès aux soins. A l’heure où le projet de loi de « modernisation du système de santé » soutenu par Marisol Tourraine vient d’être adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale, quelles perceptions ont aujourd’hui les Français de l’accès aux soins en France ? Comment l’hôpital public français est-il perçu ? Quels sont ses atouts, ses faiblesses ? Quelles améliorations peuvent y être apportées ? Que pensent-ils des réformes engagées ou en en projet ? Quelles concessions sont-ils prêts à faire ?

A retrouver sur le site de la FHF (Fédération Hospitalière de France)

http://www.fhf.fr/content/view/full/70141#.VVMfJdUGIXg.twitter

Autant de questions auxquelles la FHF a souhaité apporter des réponses en réalisant cette enquête du 10 au 16 Avril 2015 auprès d’un échantillon représentatif de 1 001 Français âgés de 18 ans et plus (méthode des quotas INSEE : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage, région et catégorie d’agglomération).

Sondage: les Français inquiets pour l'avenir de l'hôpital public

Orange Actualités

Une écrasante majorité de Français (89%) juge l'hôpital public en danger, en raison du manque de personnels et des exigences de rentabilité, selon l'Observatoire de l'égalité d'accès aux soins réalisé par Ipsos pour la Fédération hospitalière de France.

Les personnes interrogées, quel que soient leur milieu d'origine, ont une très bonne image (80%) des hôpitaux français, les créditant de dispenser des "soins de qualité" (91%).

Selon 80% des Français, l'hôpital public est un modèle dans de nombreux pays. Ils le jugent "efficace" (84%), "performant" (79%) , et "à l'origine de beaucoup de recherches importantes" (84%).

Pour autant, les Français expriment une forte inquiétude quant à l'avenir de l'hôpital public: 89% pensent qu'il est en "danger", en raison du manque de personnels (70%), des exigences de rentabilité économique (58%), de la fermeture de services (31%).

S'ils voient à 77% le système de santé français comme le meilleur au monde, les Français disent toutefois avoir eu "des difficultés à trouver un professionnel de santé dans un délai acceptable" (69%) et même avoir renoncé à des soins en raison de leur coût (48%) ou de l'éloignement géographique (21%).

La moitié des personnes interrogées (49%) considèrent qu'on ne peut plus faire d'économies importantes sans mettre en danger la qualité des soins.

Pour pallier les inégalités géographiques, les Français sont favorables à "une répartition équitable des médecins, quitte à leur imposer leur lieu d'exercice" (71%). A l'inverse 29% estiment que les médecins doivent avoir la liberté de choisir où ils exercent.

La chirurgie ambulatoire, où les patients sortent le jour même de leur opération, ne fait pas consensus parmi les sondés: 44% d'entre eux jugent "souhaitable" et "indispensable" de généraliser cette pratique "chaque fois que cela est possible", 31% l'estiment "pas souhaitable" mais "indispensable", et 25% "ni souhaitable, ni indispensable".

En revanche, plus de la moitié (58%) des personnes interrogées jugent l'hospitalisation à domicile "souhaitable" et "indispensable" chaque fois qu'elle est possible.

Enfin, près de la moitié (48%) des sondés jugent que la suppression des 35 heures n'est ni souhaitable, ni indispensable à l'hôpital public.